Le long du Saint-Laurent à Charlevoix

Nous avons maintenant rejoint le Saint-Laurent. 3 courants se rencontrent à l’embouchure du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent : ceux du fjord et du fleuve mais aussi celui de l’océan, en effet, le Saint-Laurent est tellement large ici que l’eau salée s’y engouffre sans difficulté. L’eau est donc très froide (jamais au dessus de 4° et nous n’avons pas pu tremper autre chose que les orteils…).

Les eaux salées et douces se superposent et créent de forts courants, propices à la prolifération des algues. Ces petites algues attirent le plancton et le plancton attire toutes sortes de baleines! Nous les avons observées depuis la rive (donc moins bien qu’il y a 3 ans aux Etats-Unis) et avons vu des marsouins, un petit rorqual et des bélugas (d’un blanc étincelant).

A côté, le paysage est magnifique, les petits ports et les phares se succèdent. La région vit aussi beaucoup de la pêche et Brice n’a pas résisté à mangé un homard!

Nous poursuivons notre route vers la ville de Québec en traversant la province de Charlevoix : vallonnées, entre prairies et forêt, pleine de petits producteurs et d’érablières.. Nous n’avons pas eu la chance de trop en profiter car notre voiture est tombée en panne. Après moultes péripéties, Brice est allé à Québec en dépanneuse pour l’échanger contre une en bon état de marche et les vacances peuvent continuer!

Sur la route entre Québec et Montréal, nous avons aussi profité de la douceur de vivre au bord du Saint-Laurent. Un 1er arrêt à Cap Santé pour voir les jolies maison de « la plus belle rue du Canada ». Nous sommes ensuite passé dans une cabane à sucre où la récolte de l’eau d’érable se fait encore dans des sceau (et non pas des tuyaux).

Le saviez-vous :

– La sève de l’érable ne monte que quand il fait de 0 à -4° la nuit et 0 à 4° le jour, c’est à dire entre 2 jours et 4 semaines par ans à la fin de l’hiver.

– Un érable peut donner jusqu’à 13 litres par jour.

– Il faut 40 litres d’eau d’érable pour faire 1 litre de sirop…

Le long du fjord du Saguenay

En plus des forêts et lacs des parcs nationaux, nous admirons maintenant le fjord du Saguenay. Beaucoup moins impressionnant que les fjords norvégiens, il n’en reste pas moins remarquable. Ses paysages calmes et bucoliques nous ont ravis (quand nous pouvions les admirer car le fjord fait partie du parc régional du Québec et son accès est payant : cher et à la journée, nous ne l’avons pas fait souvent).

Nous avons sillonné les rives nord et sud et c’est là que nous étions lors de l’éclipse partielle de soleil qui a eu lieu lundi 21 août.

Nous avons notamment passé 2 jours à la Pourvoirie du Cap au Leste, dans un écrin de verdure, et surtout avec une vue imprenable sur le fjord où que nous soyons (à la piscine, sur l’immense terrasse en bois, au restaurant ou au bar de l’hôtel ou dans les chambres de notre chalet. A côté de ça, on s’est dépensé en canoë ou randonnées.

Le Canada sauvage…

Nous entamons une nouvelle page de notre voyage, plus nature!

Nous avons traversé le parc national de la Mauricie ces derniers jours : le rêve canadien devient réalité : avec les premières collines, nous avons enfin des points de vue : sur des forêts, sapins, lacs, montagnes… Les habitations sont plus rares et nous traversons de grandes étendues désertes. Ces paysages nous font penser à la Laponie suédoise que nous avions visitée il y a quelques années.

Nous avons fait une randonnée le long d’une petite rivière et avons admiré plusieurs points de vue. On a marché 6 ou 7 km sur la journée, un record pour Lisa, le tout ponctué de quelques baignades et cascades.

Un de nos hôtel nous ayant fait faux bond, on s’est retrouvé dans une Pourvoirie, le club Odanak, un hôtel rustique, isolé du monde en pleine nature. Un chef français y concocte des plats à base de produits locaux (faisan, bison, myrtilles, sirop d’érable), les clients se retrouvent autour d’un feu de camp le soir (on n’a toujours pas acheté de chamallow…), les canoës et bateau à moteur sont à notre disposition et nous permettent d’aller explorer les camps de trappeurs et autres barrages de castor..

Nous avons poursuivi notre route vers le lac Saint-Jean. Là, nous avons fait une visite guidée à la réserve Mashteuiatsh, où des indiens nous ont expliqué leurs traditions et manières de vivre il y a encore quelques dizaines d’années.

Enfin, nous avons beaucoup apprécié la visite du Zoo  sauvage de Saint-Félicien. Le clou du spectacle étant une promenade en train dans un immense espace peuplé d’ours noirs, loups, orignaux, caribous et wapiti, chiens de prairie, mouflons, boeufs musqués et bisons, etc. Cette fois, c’est nous qui étions en cage!

Un rêve de Canada sauvage…